METTELSAT : Quand la vérité rétablit l’ordre

Depuis quelques semaines, des accusations de spoliation du patrimoine foncier de la METTELSAT circulent dans certains médias et réseaux sociaux. Relayées notamment par Me Joël Kitenge, elles prétendent dénoncer une prétendue mission clandestine visant à brader les concessions de l’entreprise publique. Pourtant, les documents officiels du Ministère des Transports démontrent que ces affirmations ne reposent sur aucune base légale et relèvent davantage de la manipulation que de la réalité.
Le 6 juin 2025, le Ministre des Transports a adressé une lettre ferme au PCA de la METTELSAT, lui reprochant d’avoir nommé illégalement un Directeur provincial à Lubumbashi. Cette décision, prise en dehors de ses prérogatives, constituait une usurpation de pouvoir. Le Ministre a promis des sanctions et des poursuites contre ces pratiques abusives, tout en annonçant mettre fin aux fausses informations propagées par ce dernier. L’autorité de tutelle a donc clairement identifié l’origine des dérives : le PCA lui-même.
Dans une autre correspondance datée du 7 mars 2025, le Ministre a également clarifié que les prétendues « menaces » sur les installations aéroportuaires de Lubumbashi ne relevaient en rien d’actes compromettant la sécurité de l’aviation civile. Il a exigé du PCA qu’il rapporte immédiatement ses décisions illégales, confirmant ainsi que les accusations de spoliation et de mise en danger de l’aviation étaient infondées. Ces précisions ministérielles rétablissent la vérité et démontrent que les alertes relayées n’étaient que des fabrications.
Enfin, les faits sur le terrain confirment cette dérive : le Directeur provincial Mbele, nommé illégalement, a exercé pendant neuf mois sans payer les agents, détournant les fonds vers Kinshasa pour ses protecteurs. Depuis la nomination régulière de Jean Mwenze par le Directeur général, la gestion est redevenue normale et transparente. Les accusations de Me Kitenge apparaissent donc comme des manœuvres visant à replonger la METTELSAT dans le chaos, alors que l’institution est désormais stabilisée et recentrée sur sa mission : servir la météo et la navigation, et non alimenter des querelles de pouvoir.
Par Pascal Lookolo