KINSHASA : ÉROSIONS ET INFRASTRUCTURES JURENT À L’ÉLIMINATION DE LA POPULATION DE BUADI

Jusqu’à quand se lamenteront les habitants de la localité BUADI, au quartier Ngomba-nkikusa dans la commune de Ngaliema sans se faire entendre à l’oreille gouvernementale ?

Cette question devrait être orientée vers tous : Dirigeants et dirigés.

Les jours passent vite. La situation demeure. Pourtant, il en va de la vie humaine que la constitution de la République Démocratique du Congo sacralise dans son article 16

<< La personne humaine est sacrée. L’État a l’obligation de la respecter et de la protéger. Toute personne a droit à la vie, à l’intégrité physique ainsi qu’au libre développement de sa personnalité dans le respect de la loi, de l’ordre public, du droit d’autrui et des bonnes mœurs. Nul ne peut être tenu en esclavage ni dans une condition analogue. Nul ne peut être soumis à un traitement cruel, inhumain ou dégradant…>>

Pourtant, les conditions de vie de la population de ce coin de la capitale congolaise offrent matière à réfléchir. Elle est contrainte de vivre ces conditions inhumaines alors qu’elle n’est pas inférieure à d’autres.

Plusieurs maisons de ce quartier ont déjà été détruites par le passé à cause des érosions. Et, d’autres, se révèlent en cours de destruction. Cependant, personne n’en parle.

Cette population mène une vie qui n’a pas moins d’approchant avec celle des véritables esclaves. Délaissée, dans un terrain pas très bien aménagé, la population de Ngomba-nkikusa reste en butte aux difficultés de circulation. Les eaux pluvieuses qui stagnent encore sur les principales routes de la zone, tel un hydre tentaculaire, avilissent la vie urbaine au vu de ces kinois.

Y aura-t-il encore différence entre citadin et homme de campagne!? Au vu de cette situation, non.

 »Tout est maîtrisable » dit souvent l’analyste politique Kamizelo. C’est l’homme qui guide les actions, fomente les stratégies du développement. C’est encore lui qui va décider pour solutionner les difficultés qui sévissent au quartier Ngomba-nkikusa.

Point n’est question de promettre. Du plus vieux au plus petit, tout le monde attend l’intervention de l’État pour résoudre ces problèmes.

En prime, le quartier fait face à de nombreux autres défis, notamment l’insécurité et le manque d’eau potable. Là encore, il faut s’y mettre car tous ces faits qui marquent et rythment quotidiennement la vie des habitants, leur donnent du fil à retordre.

Un ancien habitant du quartier qui s’est voulu anonyme, dit avoir perdu sa parcelle prise dans l’érosion avec tout ce qui s’y trouvait.
Tel témoignage, alarmant que soit-il, montre combien est fragilisée une population longuement en détresse

Les habitants lancent un cri d’alarme et en appellent à l’implication urgente des autorités pour lutter contre l’insécurité dans cette zone

Si une entreprise de construction avait été dépêchée sur place y a trois mois, aucune suite concrète n’a été observée après.

La population restée dans le désarroi ne sait plus concrètement à quel saint se vouer. À qui fera-t-elle confiance encore ?

Ogilvie MATONDO Diakiese
Fofana Mukubi

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